Raphaël Schwartz

1874 1942
(Ukraine) 1874 /   (France) 1942

Raphaël SCHWARTZ

KIEV (UKRAINE) 1874 – PARIS 1942

Raphaël Schwartz arrive très tôt à Paris, en 1892. Il se marie avec une aristocrate française et s’installe villa des Ternes. Son ami le sculpteur Jacob Loutchansky le décrit comme un homme distingué avec beaucoup d’humour et une vie sociale active.

 

En 1912, il exécute une série de portraits : André Gide, Anatole France, Emile Verhaeren, Auguste Rodin, Henri Bergson, ses amis Claude Debussy et le mathématicien Henri Poincaré. Ces portraits sont rassemblés dans un ouvrage intitulé Quelques hommes, tiré à 100 exemplaires numérotés, et préfacé par Anatole France.

 

Pendant la Première Guerre mondiale, il adopte des orphelins de guerre et sera décoré de la Légion d’honneur. Il renoncera à se faire naturaliser.

 

 

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il est à Paris. En 1940, son amie et voisine l’artiste Lucie Wormser lui propose de rejoindre la zone libre. Déprimé il refuse et se donne la mort le 3 août 1942. Il se pend avec son étoile jaune épinglée. Quelques jours plus tard, des agents de la Gestapo viennent l’arrêter. La concierge leur répondra : « C’est trop tard… » Dans son testament, il lègue ses biens à une association pour les pauvres de la Ville de Paris.