Max Jacob

1876 1944
(France) 1876 /   (France) 1944

Les parents de Max Jacob sont à la fois tailleurs et antiquaires. Max Jacob fait ses études au lycée de la Tour-d’Auvergne, à Quimper, puis, réformé du service militaire, il part pour Paris en 1897 et réalise ses premières peintures à l’huile. À la même époque, féru d’écriture, il rédige les rubriques artistiques du Moniteur des Arts et de La Gazette des Beaux-Arts sous le pseudonyme de Léon David. En 1901, il rencontre le jeune Picasso et s’installe avec lui boulevard Voltaire.

Max Jacob est à la fois poète, romancier, auteur dramatique, critique d’art et peintre. Il réalise quelques huiles mais peint surtout à la gouache des vues de Bretagne, des scènes de cirque. Il effectue plusieurs petits métiers (clerc d’avoué, précepteur, employé de commerce au magasin Paris-France) avant de publier son premier ouvrage, Histoire du Roi Kaboul Ier et du marmiton Gauwain, aux éditions Picard et Kahn. Il fréquente les peintres et poètes du Bateau-Lavoir, s’installe au n°7 de la rue Ravignan, puis au Bateau-Lavoir en 1912. Il se lie avec Van Dongen, Francis Carco, Roland Dorgelès. Au printemps de 1913, Max Jacob est à Céret avec Picasso. En 1914, il décide de se convertir au christianisme, se fait baptiser le 18 février 1915 à la chapelle Notre-Dame- de-Sion à Paris et demande à Picasso d’être son parrain.

À partir de 1916, il fréquente Montparnasse et publie plusieurs ouvrages dont Le Cornet à dés, Le Phanérogame, Les Alliés sont en Arménie. En 1921, Max Jacob quitte Paris pour se retirer au monastère de Saint-Benoît-sur-Loire. Entre 1924 et 1926, il effectue plusieurs voyages en Italie et en Espagne puis rejoint Paris en 1928. En 1933, il est fait chevalier de la Légion d’honneur. En 1936, il retourne définitivement vivre à Saint-Benoît-sur-Loire « à l’ombre d’une église ».

En 1942, l’étoile jaune est placée sur le magasin familial à Quimper. L’année suivante, son frère est déporté à Auschwitz peu de temps avant sa petite sœur. Le 24 février 1944, Max Jacob est arrêté par la police française à Saint-Benoît- sur-Loire où il vit retiré du monde. Transféré le 28 février au camp de Drancy et le 2 mars à l’infirmerie du camp, Max Jacob meurt le 5 mars d’une congestion pulmonaire. Il avait soixante-huit ans. Il a marqué la poésie française.