Ephraïm Mandelbaum

1884 1942
(Pologne) 1884 /   (Unknown) 1942

Ephraïm MANDELBAUM

LUBLIN (POLOGNE) 1884 – DÉPORTÉ EN 1942

Ephraïm Mandelbaum est issu d’une famille pieuse et modeste de Lublin. Son père, charpentier, décide de partir pour Lodz. Ephraïm Mandelbaum suit un enseignement religieux avant de s’inscrire dans une école russe. Il commence à peindre très jeune et son premier professeur de peinture, Samuel Hirschenberg, l’encourage à continuer dans cette voie. En 1905, il reçoit une bourse, s’inscrit à l’académie des Beaux-Arts de Cracovie et suit les cours de Joseph Mehoffer, portraitiste également reconnu pour ses vitraux.

 

À Cracovie, le Dr Frenkel, chimiste, s’intéresse à sa peinture et le soutient financièrement. Mandelbaum tombe subitement malade et son mécène lui conseille de se soigner en Égypte. Ainsi, pendant plusieurs années, il passe tous ses hivers en Égypte. C’est là qu’il rencontre la comtesse Bielinska, originaire de Pologne, qui l’accueille, lui fournit de la couleur et lui organise des expositions. Mandelbaum visite la Palestine et travaille dans un kibbutz avant de regagner Cracovie.

 

Pendant la Première Guerre mondiale, soupçonné d’être un espion russe, Mandelbaum est arrêté et conduit en prison où on lui annonce qu’il sera pendu. Grâce à l’intervention du Dr Frenkel, il est sauvé et envoyé en convalescence dans un hôpital viennois pendant quatre ans. Son passage en prison lui laissera des séquelles psychologiques. En sortant de l’hôpital, il rencontre Rebecca Lichtman, qu’il épouse dans une petite ville de Galicie.

 

En 1925, Mandelbaum arrive à Paris avec sa femme et son fils. Il fait un second séjour à l’hôpital avant de s’installer à Montparnasse. Sa femme, infirmière, veille sur lui et subvient à leurs besoins. En 1938, il se rend à Londres où ses peintures remportent un grand succès.

 

Le 16 juillet 1942, lors de la rafle du Vel’d’Hiv’, Ephraïm Mandelbaum et son épouse sont arrêtés par la police française. Le 24 juillet, ils sont déportés. Convoi n° 42. Assassinés par les nazis.

 

 

 

Leur fils, Sam Mandel, peintre, se suicidera quelques années plus tard à Paris.