Jacob Markiel

1911 2008
(Pologne) 1911 /   (France) 2008

Jacob Markiel est issu d'une famille modeste de Lodz et commence à travailler très jeune. Un jour qu'il dessinait son père le surprend, lui déchire ses dessins et lui hurle qu'il a le dibbouk en lui. Sa mère intervient et l'inscrit aux cours de dessins d'Isaac Brauner. Son enfance est marquée par cette rencontre décisive .

A l'âge de seize ans l'artiste Marek Szwarz le recommande auprès du critique d'art polonais, le docteur Willem Fallek.

Elève des Beaux-Arts de Cracovie, il obtient une bourse et arrive à Paris en 1933, dans le quartier de Belleville. Le sculpteur Naoum Aronson l’acceuille et le présente au Baron De Rothschild. Quelques années après, il obtient le troisième prix des Beaux-Arts de Paris. Markiel a une conception de l'art très classique. Il suit des cours dans l'atelier du peintre Jean Souverbie.

En 1939, Markiel s'engage dans l'armée française. Il se fait arrêter l’année suivante et passe trois ans entre la prison de Montluc et le camp de Compiègne.

En 1943, il est libéré pour cause de mauvaise santé et décide alors de partir en Afrique. Arrêté par les nazis la veille de son départ, il est interné à Drancy puis déporté le 23 juin 1943 à Auschwitz. Convoi n°55. Il fait parti de la terrible "marche de la mort", jusqu’à Gross Rosen.

A la Libération, il rentre en France, acceuilli chez isaac Dobrinsky, il apprend que sa famille a été exterminée et se consacre pleinement à la peinture grace à sa femme Esther qui le soutiendra toute sa vie.