Henri Hayden

1883 1970
(Pologne) 1883 /   (France) 1970

Henri Hayden voit le jour dans une famille de négociants en vins. En 1902, sous la pression parentale, il entre à l’École polytechnique de Varsovie; parallèlement, il s’inscrit à l’école des Beaux-Arts de Varsovie où il est rapidement considéré comme un brillant élève.

Grâce à l’aide financière de son père, il passe un an à Paris en 1907, l’année des Demoiselles d’Avignon de Picasso, et ne retournera pas en Pologne. Hayden occupe un atelier boulevard Saint-Michel et mène une vie solitaire et indépendante. En 1908, il fréquente la Palette, académie de peinture où enseignent Charles Guérin et Georges Desvallières. Il se réfère dans un premier temps à Gauguin qu’il découvre, par l’intermédiaire de Wladyslaw Slewinski, lors de ses fréquents séjours en Bretagne. À Montparnasse il fait connaissance des principaux intervenants du mouvement cubiste dont Juan Gris, Pablo Picasso, Jacques Lipchitz et Jean Metzinger.

Hayden expose régulièrement. Les paysages construits et synthétiques qu’il réalise sont un écho à la peinture de Pont- Aven. En 1912, le peintre trouve un support dans l’art solide et mesuré de Cézanne qui le guidera sur la voix du cubisme. En 1914, il signe un contrat avec le marchand Léonce Rosenberg puis avec Charles Malpel. Passionné de musique, il fréquente le groupe des Six et illustre pour Erik Satie le programme de la première audition des Morceaux en forme de poire.

Pendant la guerre, Hayden se réfugie à Mougins où il retrouve Robert Delaunay puis à Roussillon-d’Apt, et se lie d’amitié avec Samuel Beckett. En 1944, de retour à Paris, il retrouve son atelier pillé.

Durant les vingt dernières années de sa vie, la peinture de Hayden fait l’objet de nombreuses expositions, à Paris, Dublin, Lyon, Caen,Amiens,Aix-en- Provence. En 1953, il se détache de toutes les références qui hantent sa peinture et devient figuratif.