Henri Epstein

1891 1944
(Pologne) 1891 /   (Pologne) 1944

Henri Epstein perd son père, libraire, à l’âge de trois ans et grandit auprès de sa mère qui encourage son précoce penchant pour la peinture. Il entreprend une formation à l’école de dessin de Jakub Kacenbogen à Lodz, avant d’intégrer les Beaux- Arts de Munich, où il étudie jusqu’à l’âge de dix-neuf ans. Après une première visite à Paris en 1912, il repart servir l’armée polonaise. Il s’installe enfin à la Ruche, où il reste de 1913 à 1938, et fréquente les cours de l’académie de la Grande Chaumière. Si Epstein débute sous le signe des fauves, il opte ensuite pour une facture expressionniste. En 1921 il illustre le livre de Gustave Coquiot Vagabondages (éditions Ollendorff) et Les Rois du maquis, de Pierre Bonardi, en 1926 (éd. André Delpeuch). Il a probablement participé à la première revue d’art juif, parue à la Ruche, Makhmadim, puis à La Renaissance, revue dans laquelle il écrivait des articles en yiddish.

Epstein achète une ferme près d’Épernon, qui devient son lieu de création et un refuge sous l’Occupation. Le 23 février 1944, trois agents de la Gestapo l’arrêtent à Épernon. Tous les efforts de sa femme (la fille du peintre Georges Dorignac) et de ses amis sont restés vains : interné à Drancy le 24 février 1944, Henri Epstein est déporté le 7 mars 1944. Convoi n° 69. Assassiné à Auschwitz.