Istvan Farkas

1887 1944
(Hongrie) 1887 /   (Pologne) 1944

Istvan FARKAS

BUDAPEST 1887 – DÉPORTÉ À AUSCHWITZ 1944

Josef Wolfner, père de l’artiste, était propriétaire associé de la maison d’édition Singer et Wolfner. En 1902, Istvan Farkas commence à peindre avec Laszlo Mendnyánsky, professeur de dessin mort en 1919, et expose deux ans plus tard au Salon national de Budapest. Pendant l’été 1906, il séjourne dans la colonie d’artistes de Nagybánya où il peint pendant six semaines. Continuant sa formation, il étudie dans l’atelier d’Adolf Fenyes et entreprend en 1908 un voyage d’étude en Italie. Un an plus tard, il rentre à Budapest et s’inscrit à l’académie des Beaux-Arts. Il fréquente l’académie Kern à Munich puis fait un premier séjour à Paris en 1912. Il étudie à l’académie de la Palette jusqu’à la Première Guerre mondiale. Alors contraint de rejoindre sa terre natale, il vend ses tableaux aux enchères et regagne Budapest. Entre 1915 et 1919, Farkas est sur le front en Russie, en Italie et en Serbie.

 

Après la guerre, il vit entre Budapest et Visegrad et participe à plusieurs expositions. De retour à Paris en 1924, il rencontre sa future femme, Ida Kohner. Proche des pionniers de l’architecture moderne Le Corbusier et Auguste Perret, il fréquente également l’entourage de Picasso : Jean Cocteau, Max Jacob, Apollinaire.

 

André Salmon lui demande d’illustrer son recueil de poèmes, Correspondances, publié en 1930. Lorsque son père meurt en 1932, il décide de rentrer à Budapest pour reprendre la direction de la firme Singer et Wolfner. Il ne délaisse pas la peinture et participe à plusieurs expositions à Paris, Budapest et Venise.

 

Le 15 avril 1944, le secrétaire général de la chambre des journalistes livre aux soldats allemands les noms de cinquante-quatre journalistes juifs dont celui d’Istvan Farkas.

Il est d’abord transporté à Kistarcsa (colonie pénitentiaire près de Budapest), ensuite à Kecskemét d’où il est déporté le 27 juin à Auschwitz et assassiné le jour de son arrivée.

 

 

Le 23 juin 1944, sur sa dernière carte postale depuis Kecskemét, Farkas écrit : « Si la dignité humaine est humiliée à tel point, ce n’est plus la peine de vivre. »