David Garfinkiel

1902 1970
(Pologne) 1902 /   (France) 1970

David Garfinkiel est le cadet d’une famille de neuf enfants. Son père était sculpteur sur bois. Peintre dès son jeune âge, David Garfinkiel entre à l’école des Beaux-Arts de Varsovie, puis de Cracovie.

En 1932 il arrive à Paris et se fera naturaliser français. Il fréquente l’académie de la Grande Chaumière et l’académie Julian. Si ses premiers travaux s’approchent du cubisme, Garfinkiel restera cependant attaché au sujet. La personnalité de ce « discret visionnaire », comme le qualifiera le critique Waldemar George, s’affirme librement dans les thèmes juifs de facture expressionniste.

Peintre mais aussi photographe, Garfinkiel travaille pour le studio Harcourt en 1934.

Volontaire en 1939, il se réfugie à Brive en Corrèze, qu’il quitte pour Lyon en 1940. À Lyon, sa peinture est appréciée et une exposition intitulée « Province de France » sera inaugurée en 1942. Le bilan de la guerre est dramatique : ses frères et sa sœur périssent, ainsi que quatorze de ses quinze neveux et nièces. Après la Libération, Garfinkiel ouvre un studio de photo à Belleville, le Studio David, qui fait office d’atelier de peinture et lui permet de faire vivre sa famille. La Ville de Paris fait l’acquisition de son œuvre, L’Exode, en 1959. La même année, le ministère de l’Éducation nationale lui décerne le prix d’encouragement artistique. En 1970 il est nommé vice-président de l’Association des Artistes peintres et sculpteurs juifs de France.