Aron Haber Beron

1908 1933
(Pologne) 1908 /   (Pologne) 1933

Lorsque Aron Haber Beron s’installe en France, il se fait appeler Beron pour se distinguer de son frère Tévié. Celui-ci, arrivé en France en 1927, rencontre le fameux marchand Zborowski et lui montre les dessins d’Aron, alors âgé de dix-neuf ans. Zborowski se passionne pour son travail et décide de le faire venir de Pologne. Le marchand lui fait signer un contrat et achète tout ce qu’il peint et dessine. Il s’engage également à acheter les œuvres de Tévié, avec moins d’enthousiasme.

À Paris, Aron Haber Beron visite le Louvre. Dès sa deuxième année, il est atteint d’une maladie psychique qui ne cessera de s’aggraver avec le temps. Les médecins l’envoient à La Ciotat pour se reposer et à la suite de ce voyage son état semble s’améliorer. Il revient à Paris, retourne au Louvre, peint jour et nuit. Un après-midi, au musée du Louvre, il s’exclame : « Je suis un grand peintre, ma peinture doit figurer au Louvre! » À la suite de cet incident la police l’envoie à l’hôpital Sainte-Anne. Mme Zborowski veille à ce qu’il soit bien traité et lui rend visite régulièrement. Les Zborowski le font transférer dans une clinique privée. À la clinique, Haber Beron continue à peindre et envoie ses dessins au marchand. Peu de temps après son arrivée, il s’enfuit chez Zborowski qui lui conseille de rentrer chez ses parents à Lodz. Haber Beron continuera d’envoyer ses peintures à Paris. Zborowski montre ses œuvres à René Gimpel, qui se passionne à son tour pour ce peintre et achète plusieurs tableaux. Gimpel envisage d’écrire une monographie sur Haber Beron.

L’artiste meurt trois ans après son arrivée en Pologne des suites d’une grève de la faim à l’âge de vingt-cinq ans.