Alice Halicka

1884 1975
(Pologne) 1884 /   (France) 1975

Issue d’une famille de médecins, Alice Halicka étudie la peinture avec Josef Pankiewicz aux Beaux-Arts de Cracovie. Après un court séjour à Munich, elle arrive à Paris en 1912, suit les cours de Paul Sérusier et Maurice Denis à l’académie Ranson, et rencontre Louis Marcoussis qu’elle épouse en 1913. Ce dernier l’introduit dans le groupe des cubistes et Alice Halicka adhère au mouvement jusqu’en 1921. En 1914, Guillaume Apollinaire remarque ses natures mortes cubisantes au Salon des Indépendants. Grâce à Raoul Dufy, elle travaille en 1919 pour le célèbre fabricant lyonnais de soieries, M. Biancchini.

En 1921, à la suite d’un voyage en Pologne, elle abandonne définitivement le cubisme. Renouant avec l’école postimpressionniste polonaise, elle peint la vie quotidienne de Kazimierz, quartier juif de Cracovie. En 1925, Alice Halicka illustre plusieurs ouvrages dont Enfantines de Valéry Larbaud et Les Enfants du Ghetto de Zangwill. Depuis son exposition à la galerie Georges Petit en 1931, le Dr Barnes et Gertrude Stein collectionnent ses œuvres.

Entre 1935 et 1937, Alice Halicka effectue trois séjours à New York au cours desquels elle réalise une publicité pour Helena Rubinstein (1935), les décors et costumes du ballet de Stravinsky, Le Baiser de la fée, représenté au Metropolitan Opera House (1937) sur une chorégraphie de Balanchine. En 1938, elle se réfugie dans l’Allier avec Louis Marcoussis. Ce dernier meurt en 1941 à Cusset près de Vichy.

Alice Halicka revient dans la capitale en 1945, publie son roman autobiographique Hier et rédige pour Les Nouvelles littéraires une chronique intitulée « À l’ombre du Bateau-Lavoir ». Les vingt dernières années de sa vie sont ponctuées de nombreux voyages en Inde (1952), en Pologne (1956), en Russie (1960). Elle expose en France et à l’étranger.

Alice Halicka meurt à Paris en 1975 et repose à Vichy.